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1 place achetée 1 place offerte sur 2 spectacles du Théâtre des Quartiers d’Ivry

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Description

Kevin, portrait d’un apprenti converti

Il y a quelques années, l’auteur Amine Adjina apprend qu’un ancien camarade du lycée, Peter Shérif, s’est radicalisé, a fui en Syrie et a terminé en prison. Effrayé par cette découverte, Amine Adjina, lui aussi de culture musulmane, ressent le besoin de comprendre comment son ami d’enfance a pu en arriver là. Avec l’écriture de Kévin, portrait d’un apprenti converti, il aborde le sujet sensible de la radicalisation d’un adolescent. Il choisit contre toute attente le registre de la comédie : les situations sont parfois loufoques, en décalage avec le réel, pour mieux évoquer le trouble intérieur de Kévin. Jean-Pierre Baro propose un spectacle adressé aux adolescent·e·s où les interprètes incarnent le texte avec énergie et subtilité. Comme Kévin, le public est renvoyé tout au long de la pièce à sa propre quête d’identité, à la question de sa propre origine.

 

Jacqueline, écrits d’art brut

La société ne sait pas quoi faire de ce qui lui échappe, la déborde. La « folie » semble encore aujourd’hui ne correspondre à rien pour elle et demeure largement stigmatisée. Être atteint·e de troubles psychiques, habité·e par une obsession ou encore sujet·te à des visions n’empêche en rien d’ouvrir des espaces insoupçonnés de poésie par la création artistique. On explose alors le langage normé et on le revitalise. C’est ce à quoi s’adonne Olivier Martin-Salvan dans ce spectacle qu’il a créé à partir des écritures mystérieuses d’Annette, Jacqueline, Sacha, Jules… puisées dans le livre Écrits bruts de Michel Thévoz. Accompagné du musicien Philippe Foch et du duo de plasticiens Clédat & Petitpierre, l’acteur metteur en scène pousse son corps dans ses retranchements, au seuil de la transe, pour nous donner à vivre l’expérience de la puissance des textes qu’il incarne. En ne percevant plus ces individus uniquement comme fous ou folles, on peut enfin entendre ce qu’ils disent et s’étonner, voire s’insurger, qu’ils soient encore tellement inconnu·e·s de la littérature.

Tarif variable selon les publics.

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